Comment je me suis formé ?

Comment je me suis formé ?

(à l'astrologie humaniste...mais pas seulement !)

L’astrologie humaniste est un chemin. Un chemin (très) long qui demande, entre autres, patience, rigueur, exigence et éthique.

L’astrologie s’apprend-elle de façon scolaire ? Peut-être. Bien que je ne sois pas fan de l’apprentissage que je qualifierais, de linéaire. Et puis il ne faut pas oublier sa propre sensibilité et son intuition ; sans que celles-ci soient dogmatiques et/ou tyranniques. Je dirais donc qu’il y a les deux : le scolaire, et puis l’intuition. Les deux, en équilibre, un peu comme les plateaux de Maât.

L’astrologie humaniste demande également une forme d’humilité aussi, car ce que l’on croit comprendre un jour se transforme peut se transformer au fil du temps, de ses découvertes tout au long de la vie et de son expérience, et de sa pratique.

Très tôt, j’ai compris que l’astrologie ne pouvait pas être réduite à un ensemble de techniques ou de recettes. Elle engage une manière de voir le monde, de penser le lien entre l’être humain et les cycles qui le traversent. Elle suppose une responsabilité dans la façon d’interpréter et de transmettre.

C’est aussi une discipline profondément ouverte. Elle ne se suffit pas à elle-même. Elle dialogue avec la psychologie, la philosophie, les traditions symboliques, parfois même avec des approches plus intuitives ou spirituelles. C’est dans cet espace de croisement que mon apprentissage a réellement commencé à prendre sens.

Au départ, il y a eu la voie autodidacte par la découverte. Des lectures (j’avais cette chance inouïe, à l’époque, d’avoir pléthore de livres d’astrologie à la maison, grâce à ma mère, Jacqueline Boilot). Des livres que j’ai découverts, enfant, puis adolescent.

Ce sont aussi les cours d’astrologie auxquels j’ai pu assister, enfant, auprès de Pascale Bergeron. L’occasion également d’y rencontrer Samuel Djian-Gutenberg, qui a rencontré Dane Rudhyar et qui a traduit et fait entrer en France l’astrologie humaniste. J’avais entre 7 et 10 ans). Ma mère ne pouvant pas me faire garder, je l’accompagnais aux cours et séminaires d’astrologie.

Puis, adolescent, il y a eu mes premières cartes du ciel (la mienne, la famille, mes camarades, des personnalités, etc).

J’ai parallèlement découvert le Tarot de Marseille (à ce moment-là, la méthode Camoin).

Puis est venu le besoin de structurer mes connaissances et mon expérience astrologiques. Comprendre les bases, apprendre à lire un thème sans se perdre dans les détails, distinguer ce qui relève de l’interprétation et ce qui relève de la projection (très important, ça !)

Avec le temps, certaines références se sont imposées. L’approche humaniste, portée notamment par Dane Rudhyar, a profondément orienté ma manière de travailler. Elle m’a permis de sortir d’une vision déterministe pour envisager le thème comme un processus, une dynamique en devenir. Les travaux d’Alexander Ruperti ont également joué un rôle important dans cette évolution, en apportant une dimension à la fois pédagogique et profondément incarnée.

Mais cet apprentissage ne s’est pas limité à un seul courant. J’ai aussi exploré d’autres approches, parfois plus techniques, parfois plus anciennes, qui m’ont permis d’affiner mon regard. L’astrologie horaire (qui est venue plus tard) par exemple, m’a confronté à une autre manière de poser une question et d’y répondre, avec ses règles propres et sa précision particulière.

Parallèlement à l’astrologie, je suis allé à l’université, en psychologie. J’ai notamment obtenu à Lyon 2 (orientation psychanalytique) une licence en psychologie en 2015 suivie d’un Master 1 (équivalent maîtrise avant la réforme LMD de 2003), toujours en psychologie et au sein de la même université. Cette formation, elle aussi, longue, rigoureuse et exigeante m’a donné des bases solides et reconnues sur le fonctionnement psychique de l’être humain.

Cette période m’a permis de redécouvrir aussi le Tarot de Marseille. Mais à ce moment-là, j’ai « quitté » Camoin pour me tourner vers Alejandro Jodorowsky et Krys Hadar. Deux grands auteurs du Tarot dans lesquels je me retrouvais vraiment !

Une formation théorique en psychologie complétée, si je puis dire, par différentes tranches personnelles de psychothérapies au cours de ma vie. Travailler sur soi et avoir envie d’évoluer a toujours été essentiel à mes yeux.

Je n’ai jamais laisse l’astrologie de côté. Elle a toujours été là. Et ce n’est que bien plus tard que j’ai emprunté la voie scolaire, linéaire, en 2008 quand ma mère a lancé ses premiers « cahiers pédagogiques ». Lesquels sont ensuite devenus des séminaires d’astrologie humaniste, en 2018. Des séminaires qui venaient témoigner de 35 ans d’expérience et de connaissances acquises.

2018 a aussi été l’année où j’ai fait mon initiation au chamanisme, par la voie du tambour. Toujours ce besoin d’aller plus loin dans la propre connaissance que je peux avoir de moi-même.

Peu à peu, la pratique astrologique a pris le relais. Les consultations, les échanges, les doutes aussi. Car apprendre l’astrologie, c’est accepter de ne pas toujours savoir immédiatement. C’est revenir sur ses interprétations, ajuster, affiner, parfois reconnaître que l’on s’est trompé.

Pour aller un peu plus loin, si je puis dire, j’ai également suivi deux ans de cours sur l’astrologie transgénérationnelle avec Catherine Gestas (psychologue de formation et de métier), de 2024 à 2026. 2026 a également été l’année où j’ai rejoint le Centre d’Études et de Recherches en Astrologie (CERA) qui est à la fois lieu de rencontres et d’apprentissage continu. Ne jamais croire que l’on sait tout et toujours rester curieux et ouvert. Toujours continuer d’apprendre.

Quelle est la suite ?

Je n’ai pas toutes les réponses mais ce qui est sûr, c’est que pour l’année 2026-2027, je vais prendre des cours, toujours auprès de Catherine Gestas, sur le Tarot transgénérationnel. J’ai hâte ! 

Aujourd’hui encore, ce chemin est donc pluriel et continue. Il ne s’agit plus seulement d’accumuler des connaissances, mais de les intégrer, de les relier, et surtout de les mettre au service d’une rencontre avec l’autre.