Voilà que je publie un billet de blog sur la rétrogradation de Mercure alors que celui-ci est sorti de rétrogradation il y a une dizaine de jours (à 4° du Lion).
C’est tout moi, ça, un brin taquin !
En astrologie, j’ai souvent entendu ou lu ceci : « Il ne faut rien entreprendre sous Mercure rétrograde« . Comme un avertissement ou même un présage un peu fataliste qui flotte dans l’air à chaque rétrogradation.
Qu’en est-il vraiment ?
Est-ce justifié ?
Détaillons un peu pour mieux comprendre voire démystifier tout ça !
La rétrogradation astrologique, en bref
Toutes les planètes (Mercure, Vénus, Mars, Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune, Pluton) peuvent être, à certains moments, rétrogrades. En réalité, ce n’est qu’une illusion d’optique (on a l’impression que la planète recule dans le ciel depuis notre point de vue terrestre), mais en astrologie, ce phénomène est chargé de sens symbolique. C’est cette illusion qui donne l’impression d’un recul, qu’on appelle une rétrogradation.
Chaque planète a une fréquence et une durée de rétrogradation différente, compte tenu de leur distance par rapport au Soleil.
Ce phénomène est aussi lié aux mouvements relatifs entre la Terre, la planète en question, et le Soleil. Les planètes intérieures (Mercure, Vénus) rétrogradent lorsqu’elles sont entre la Terre et le Soleil, tandis que les planètes extérieures rétrogradent quand la Terre les dépasse dans leur orbite autour du Soleil.
« La rétrogradation d’une planète, vécue de l’intérieur et non jugée à l’aune des performances d’une planète directe qui se meut avec le temps des horloges, ressemble à un temps suspendu, à un espace intime qui se déploie chaleureusement à partir du cœur de l’être. Lorsque le temps objectif semble s’arrêter, l’espace intérieur commence à se déployer. »
Planètes rétrogrades, planètes intérieures – Luc Bigé
Les astéroïdes principaux (Chiron, Junon, Cérès, Pallas, Vesta, etc.) et notamment Chiron, subissent eux aussi des périodes de rétrogradation. C’est un phénomène régulier qui influence leur action symbolique dans le thème natal ou en transit, souvent lié à une intensification intérieure, à des remises en question, voire des blessures psychologiques et/ou de l’âme, selon.
Les nœuds lunaires, le Nœud Nord (NN) et le Nœud Sud (NS) sont presque toujours rétrogrades (9 fois sur 10) dans le thème natal. Ils se déplacent naturellement en sens rétrograde dans le zodiaque, c’est-à-dire en remontant les signes zodiacaux à rebours.
⚠︎ Attention : Il y a plusieurs zodiaques (tropical, sidéral, entre autres). Je fais référence ici au zodiaque tropical ; il faut donc bien distinguer le sens direct zodiacal qui est la norme correspondante à l’axe Bélier → Taureau → Gémeaux → … → Poissons et de la maison I vers la maison XII. Sur une carte du ciel, cela correspond à un mouvement antihoraire. C’est le sens dit « direct ». C’est le mouvement « normal » des planètes dans le ciel depuis la perspective terrestre, hors rétrogradation. C’est dans ce sens qu’on lit l’évolution naturelle du zodiaque et la dynamique des maisons, du moi vers le monde et retour au soi.
Lorsqu’il y a rétrogradation, cela correspond au mouvement inverse (à rebours), soit mouvement horaire, dans le sens des aiguilles d’une montre. Sans perdre de vue la question de l’illusion d’optique : les planètes continuent à « tourner » dans le ciel dans le même sens orbital, mais elles semblent reculer depuis la Terre. Astrologiquement parlant (et dans le cadre de l’astrologie humaniste, symboliquement aussi), la rétrogradation d’une planète vient signifier que la planète revient vers le Soleil ; comme si elle remontait le mouvement de la vie représenté par celui de la roue zodiacale dans l’autre sens. Imaginez, par analogie, les saumons qui remontent les rivières à contre-courant…comme un retour vers la source…
Voici une animation ci-dessous (l’astrologie est d’une certaine façon un « art du beau » ; et que dire de cette géométrie vivante…) pour mieux comprendre le schmilblick : en exemple, le thème céleste basé en France, du 20 juillet 2025 à fin 2026 environ avec une évolution par tranche de 2 semaines, chaque seconde. Et le « R » à côté des glyphes des planètes vient indiquer la rétrogradation.
Les luminaires, eux, tels que le Soleil ou la Lune (oui, astronomiquement parlant, la lune reflète la lumière du soleil mais en astrologie, elle est considérée comme un luminaire), ne rétrogradent pas.
Pour rappel (et découverte pour les plus novices), la rétrogradation d’une planète comporte plusieurs étapes ; rétrogradation différente selon qu’on parle des planètes dites « intérieures » (Mercure, Vénus) et des planètes dites « extérieures » (Mars, Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune et Pluton). Si on suit le modèle de Luc Bigé pour les planètes intérieures, cela donne :
- phase 1 à 2 (conjonction dite supérieure) : Mercure est en marche directe et est, ici, dit Épiméthée (se lève après le Soleil ; ce dernier se levant en premier après l’Ascendant). On parle de plein Mercure ;
- phase 2 à 3 : Mercure est toujours en marche directe mais commence à ralentir (on peut mettre en parallèle cette phase avec ce que certains auteurs appellent zone d’ombre pré-rétrograde) ;
- phase 3 à 4 : Mercure entre dans sa boucle de rétrogradation pour être en phase dite stationnaire (4) et commencer à rebrousser chemin ;
- phase 4 à 5 (conjonction dite inférieure) : Mercure rétrograde et semble reculer dans le zodiaque (Mercure revient vers le Soleil) ;
- phase 5 à 6 : Mercure rétrograde toujours au point d’être dépassé par le Soleil (Mercure devient alors Prométhée) ;
- phase 6 à 7 : Mercure redevient directe (6), reprend de la vitesse jusqu’à sa sortie de boucle de rétrogradation ;
- phase 7 à 8 : Mercure accélère à nouveau jusqu’à rejoindre les derniers degrés de la boucle de rétrogradation (on peut mettre en parallèle cette phase avec ce que certains auteurs appellent zone d’ombre post-rétrograde) ;
- phase 8 à 9 : Mercure rejoint à nouveau le Soleil (nouvelle conjonction dite supérieure) puis recommence le cycle.
De son côté, Dane Rudhyar a théorisé (du moins, à ma connaissance) dans son exploration des Symboles Sabian, un modèle en 5 phases ; une dialectique à 5 temps :
- Accentuation (de la fonction psychologique de la planète) = période 1 à 3 du modèle précédent ;
- Intensité (fonction qui se retourne vers l’intérieur) = période 3 à 4 ;
- Expansion (fonction pleinement rétrograde) = période 4 à 6 ;
- Concrétisation (la planète redevient directe tout en restant dans la boucle ; actes inédits) = période 6 à 7 ;
- Expression (attitude qui se transforme en habitude) = période 8 à 9.
Ce point expliqué concernant le phénomène astrologique de rétrogradation en général, attardons-nous plus en détails sur Mercure !
Mercure rétrograde : mauvaise réputation ?

Mercure rétrograde environ trois fois par an. Mercure est la planète des communications, des échanges, des contrats, des déplacements, du commerce et de l’intellect. Quand elle rétrograde, son énergie se fait plus introspective ; d’aucuns diront erratique ou déphasée. Les effets de cette rétrogradation peuvent se manifester de diverses façons :
- Des malentendus ou quiproquos ;
- Des pannes informatiques ou technologiques ;
- Des retards ou erreurs administratives ;
- Des retours du passé (personnes, idées, situations).
Parce que cette période est réputée instable, confuse, sujette à révisions. On déconseille alors de :
- signer un contrat important ;
- lancer un nouveau projet ou une entreprise ;
- acheter du matériel électronique ou un véhicule ;
- Démarrer un voyage.
On peut être d’accord… Ou pas. À titre personnel, je trouve cette vision trop simplificatrice, trop réductrice, trop fataliste. Trop… Les plus anciens se souviendront peut-être de cette pub télé de La Vache qui rit… (promis, ce n’est pas sponsorisé et je ne gagne rien en citant la marque !).
Bref, je ne suis pas vraiment fan de ces « mauvais présages » !
Réflexion sur Mercure rétrograde : et si on dépassait les clichés ?
« Il ne faut rien entreprendre sous Mercure rétrograde.«
Sans blague ?
Comment tu t’appelles ? Jean Nentreprenrien.
Mais à force de l’avoir répétée sans nuance, cette affirmation en est venue à figer une réalité symbolique vivante dans une injonction rigide. Comme si un projet, une décision, une dynamique de vie pouvait se réduire à un seul paramètre céleste, isolé du reste du thème et de la conscience du sujet.
Or, l’astrologie, surtout dans son approche humaniste, invite à une lecture globale, vivante et contextuelle des cycles ; et une rétrogradation est…un cycle parmi d’autres !
Mercure n’est pas une case à cocher
Même sur le seul plan technique, Mercure peut se présenter sous des modalités très différentes dans une carte du ciel (thème natal, transits, progressions…) :
- direct ou rétrograde (et donc dans sa relation de phase au Soleil) ;
- prométhée (émergeant avant le Soleil) ou Épiméthée (émergeant après) ;
- combuste ou libre (si l’on utilise cette notion issue de l’astrologie traditionnelle) ;
- en dignité ou en chute, selon les référentiels anciens ;
- dominant ou non dans le thème (par angularité, aspects, maîtrise…) ;
- Anarétique (à 29° d’un signe) ou non ;
- Aspecté, isolé (aspecté avec aucun autre élément du thème), intercepté ou non (présent dans une maison dont la cuspide n’est pas dans le signe en question)…
À cela s’ajoute l’étude du lieu de la rétrogradation céleste dans le thème natal (quelle maison ? quelle maîtrise ?).
Ainsi, un profil « mercurien » (avec Mercure dominant, par exemple) peut être parfaitement à l’aise dans les nuances, les bifurcations, les révisions qu’impose une rétrogradation de Mercure. Peut-être même que c’est là que sa fonction s’épanouit le mieux. Tandis qu’un Mercure peu intégré, ou vécu de manière réactive, peut effectivement vivre cette période comme un chaos ou une confusion. C’est un exemple parmi d’autres !
Ou encore est-on dans une maison angulaire, succédente ou cadente ? Dans une zone de recentrage, de transition ou de projection ?
On me dit dans l’oreillette qu’il y a de quoi devenir chèvre. Et je suis le premier à être d’accord avec ce murmure !
Et comme diraient les Anglais, last but not least, soit le dernier mais non le moindre, nous parlons ici d’astrologie humaniste.
Et qui dit astrologie humaniste dit…
…niveau de conscience, pardi !
Dans quelle conscience le consultant vit-il cette rétrogradation ?
L’école humaniste, dans la lignée de Dane Rudhyar, distingue quatre niveaux d’interprétation successifs et du premier au dernier :
- biologique ;
- socioculturel ;
- individuel ;
- transpersonnel.
Cela signifie que le même transit peut s’expérimenter de manière radicalement différente selon le niveau de conscience avec lequel il est abordé.
Cassons le cou aux idées reçues !
Reprenons les « manifestations » citées un peu plus haut :
signer un contrat important :
Imaginons un auteur qui signe un nouveau contrat avec son éditeur, après une longue période de révisions. La rétrogradation permet ici de revenir sur des clauses antérieures, de relire entre les lignes, et d’aboutir à un accord plus équilibré que s’il avait été signé dans la précipitation.
Si la négociation a commencé avant la rétrogradation, la signature peut s’aligner parfaitement avec le climat de relecture et d’ajustement.
lancer un nouveau projet ou une entreprise :
Mettons que plusieurs artistes ou entrepreneurs racontent avoir recyclé une idée ancienne ou un prototype mis de côté pendant des mois, pour en faire une version plus simple, plus intuitive, lancée pendant Mercure rétrograde…avec succès.
Ce n’est pas la « nouveauté absolue » qui est problématique, mais l’agir irréfléchi. Un projet mûri, retravaillé, voire relancé, peut profiter d’un Mercure rétrograde.
acheter du matériel électronique ou un véhicule :
Disons qu’une personne rachète un ancien modèle d’ordinateur pour un usage spécifique (retouche photo, studio audio) et l’achète à un bon prix, sans bug ;
L’achat ne pose pas problème si l’objet est déjà connu, testé, ou fait partie d’un cycle de remplacement.
Mercure rétrograde est même favorable aux réparations, au recyclage, à la seconde main.
Démarrer un voyage :
Par exemple, quelqu’un part revisiter une ville de son enfance, ou part en retraite dans un lieu déjà exploré. Les aléas (retard, changement d’itinéraire) mènent à des rencontres inattendues et riches de sens.
Mercure rétrograde est souvent une période propice aux retours, aux retrouvailles, aux voyages intérieurs autant que géographiques.
Rien à voir avec les voyages mais une de mes amies, très souvent, à chaque rétrogradation, voit « surgir son passé » dans le présent sous la forme de personnes perdues de vue ou suite à une brouille et…qui reprennent contact avec elle. C’est un constat qu’elle a en tout cas fait et qui perdure depuis des années !
Il n’y a pas que l’astrologie !
Je le disais un peu plus haut, une dynamique de vie ne peut se réduire raisonnablement à un seul paramètre céleste, isolé du reste du thème, de la conscience du sujet, et…
…de la vie concrète et matérielle. Il y a des réalités « autres ».
Prenons l’exemple d’une création d’entreprise. Si on suit le raisonnement inverse du stéréotype de ce billet de blog, on pourrait dire : « Ah, mais Mercure est direct ! C’est le bon moment pour créer, lancer ton entreprise, go !« .
Pourquoi pas.
Rassurez-moi, je ne suis pas tout seul à être dubitatif ?
Si vous n’investissez pas de l’argent et/ou du temps sur la communication, la prospection commerciale (que ce soit en prospection « classique » ou en « inbound marketing »), que vous manquez de régularité dans vos actions, que vous restez isolé(e) dans votre coin sans rencontrer personne ni parler à qui que ce soit et que vous ne réseautez pas, eh bien, il ne se passera sans doute pas grand chose peu importe que vous soyez sous Mercure Rétrograde ou pas.
Et même quand on se donne les moyens en temps ou en argent, peut-être aussi qu’on ne s’y prend pas de la bonne manière ; peut-être que l’inflation n’aide pas, ou encore quand la santé s’y mêle.
Ou peut-être qu’on n’est pas au bon endroit.
Eh oui, l’astrologie ne se suffit pas à elle-même, loin de là.
Et l’astrologie humaniste n’impose rien. Elle éclaire, propose ; mais c’est vous qui décidez.
APARTÉ
Je ne dis pas qu’il ne se passe jamais rien de « bizarre » sous une rétrogradation de Mercure. Je le constate moi-même, au moins parfois si ce n’est souvent : un mail envoyé qui n’arrive jamais à destination ou qui me revient en erreur ; un manque de compréhension sur un sujet ou encore…
…anecdote véridique pendant la dernière rétrogradation de mercure cet été : une élève de l’école d’astrologie Allô Allô Mercure a acheté plusieurs séminaires de formation. Techniquement parlant, quand il y a commande, je crée le profil de l’élève sur la plateforme (si l’élève est nouveau) puis j’associe son profil au séminaire ou aux séminaires commandés. Je peux le faire manuellement un par un ou alors « par lot » (plusieurs d’un coup). Pour ce cas-là, j’ai fait par lot.
Or, il se trouve qu’il y a eu un bug sur un séminaire. Elle n’y avait pas accès.
Pas de bol ! J’ai dû recommencer la procédure pour ce séminaire-là.
C’était pendant une rétrogradation de Mercure !
Dernier exemple : il y a (très) longtemps, j’avais un voyage au Japon de prévu. Un séjour d’un mois dont une partie en mission et l’autre pour détente.
Je me suis blessé une semaine avant de partir. Vilaine entorse au genou lors d’une partie de tennis. C’était pendant une rétrogradation de Mercure.
Celle-ci s’est faite dans ma maison IV natale, en carré à l’axe Ascendant-Descendant et un Mercure progressé d’alors qui tombait dans ma maison VII. Et tout ça dans une phase de lunaison progressée en phase 180° en Taureau et 4 mois avant une phase 210° en Gémeaux.
En d’autres termes, cette rétrogradation m’invitait à descendre de la tête vers le cœur, à revisiter mes bases affectives et à transformer ma façon de communiquer dans mes relations. Elle a ouvert un passage entre mon besoin de clarté et mon besoin d’authenticité, pour que mon esprit devienne moins analytique et plus vivant, enraciné et relié.
Chose amusante s’il en est, cette rétrogradation de Mercure s’est manifestée à travers mon voyage au Japon, prologue deux mois plus tard d’une future expatriation en Chine pendant 5 ans. Moi qui suis assez solitaire, très peu loquace, qui aime infiniment plus le monde de l’écrit que celui de l’oral, et qui ne sais pas aller vers les autres, j’avais pris la décision d’aller découvrir le monde géographique (ce n’était pas la première fois !), de me confronter à de nouveaux pays, de nouvelles cultures, de nouvelles façons de…communiquer et de vivre.
Communiquer d’ailleurs non seulement avec les mots mais aussi de façon plus subtile, dans d’autres langages qui vont bien au-delà ce mode de communication. Une nouvelle façon de communiquer et de m’enraciner en passant par l’altérité, par mon lien à l’Autre ; un voyage qu’on pourrait presque qualifier…d’initiatique.
Le degré Sabian de la conjonction supérieure, qui s’est fait à 15° Taureau, était : « Emmitouflé jusqu’aux oreilles, une toque de soie sur la tête, un homme brave la tempête« .
J’étais exposé à une adversité que je ne pouvais arrêter moi-même (mais d’une certaine façon, mon entorse m’a obligé à ralentir, à garder l’équilibre, sans tomber, tout en maintenant le cap). Je devais avancer avec persévérance (Taureau) tout en me protégeant, sans perdre ma « dignité » (soie = beauté intérieure, noblesse, beauté). Une épreuve qui venait me parler d’un nouveau départ (maison I) également de résilience (Taureau) et de capacité à utiliser des outils (ma genouillère en étant au moins un parmi d’autres).
Je n’ai ni annulé ni reporté mon voyage. J’aurais pu. Mais il n’en était pas question.
J’y suis bien allé, à la date prévue, sans aucune « encombre » et cette expérience reste encore, 25 ans plus tard, l’une de mes plus belles expériences de vie.
Mais…j’y suis allé et j’ai crapahuté, avec des anti-inflammatoires pendant un mois à Tokyo, Kyoto et Hiroshima avec ma patte folle aidée par une genouillère !

Oui, j’ai été freiné. Oui, j’ai dû m’ajuster à la situation, préparer un nouveau départ de vie mais encore une fois, aucun regret et une expérience culturelle, linguistique, humaine, incroyables !
Conclusion : Et si Mercure rétrograde était une invitation déguisée ?

Avec un Mercure conjoint à Pluton (dans mon thème natal), en Balance dont le maître se trouve…en Scorpion, j’avais forcément un avis, équilibré, pesé mais aussi intense et transformateur, à donner sur le sujet, pas forcément en phase avec ce qu’on entend ou lit habituellement ! C’est chose faite !
Alors oui, Mercure rétrograde peut faire grincer, ralentir, revenir sur ses pas. Il peut égarer nos clés USB, détraquer nos GPS internes et faire ressurgir un ex ou un mail oublié depuis trois mois.
Mais il peut aussi ouvrir des brèches : dans nos certitudes, nos habitudes, nos schémas tout faits. Il invite à l’ajustement, à la nuance, à l’écoute. Il murmure : « Reviens un instant… Ce que tu croyais acquis mérite peut-être une seconde lecture. »
Et j’ajouterais : en quoi, réajuster une démarche est-il un problème en soi ? Réajuster pour améliorer, n’est-ce pas au contraire une marque d’intelligence, de bon sens ?
Et ça, franchement… Ce n’est pas une malédiction. C’est un art.
L’art de penser autrement, parler autrement, rencontrer autrement.
L’art de ralentir sans renoncer, de se réorienter sans se trahir, de retourner sans reculer.
Alors non, ce n’est pas sous Mercure rétrograde qu’il ne faut rien faire.
C’est sous Mercure rétrograde qu’on apprend à faire mieux, ou autrement, ou plus consciemment.
Mercure rétrograde n’est pas là pour bloquer la route.
Il est là pour que vous vous arrêtiez deux secondes…et que vous vérifiez si c’est vraiment la bonne direction.
Et entre nous…parfois, ce n’est pas le bug qui est le problème. C’est la façon dont on refuse de l’écouter.

Merci, c’est comme pour la blessure de Chiron qui est en fait (quand on regarde bien) une opportunité d’Ecoute exponentielle, de sortir des attitudes conventionnelles pour soigner et s’autoguérir {pour Chiron, l’Immortalité était un problème avec la blessure de la flèche empoisonnée!} Comme le dit Eric Baret (yoga traditionnel du Cachemire) « la fragilité est l’honnêteté d’arrêter de prétendre » entretiens 2022.
Bonjour Géraldine, et merci pour votre commentaire !
Oui, vous avez tout à fait raison, votre analogie est très juste. La blessure de Chiron a aussi cette « double facette » ; d’un côté, elle est (inévitablement ?) douloureuse et d’un autre côté, elle est une grande source de compréhension pour qui est prêt à l’écouter. De fait, cette blessure devient une possibilité de grandir intérieurement.
Je ne connaissais pas Eric Baret mais j’aime bien ses propos. Je les trouve très justes !